Welcome to The DEPOP Institute For Governance

Position Paper

Regarde vers l’avenir

En 2013, un groupe de jeunes universitaires d’Arménie étudie la crise du dépeuplement et enquête sur les raisons profondes du taux alarmant d’émigration. Le groupe, appelé DEPOP,  publie ses résultats dans l’année (voir sur le site www.depop.am, le rapport intitulé The Depopulation Crisis of Armenia).

Ils montrent que le taux élevé de l’émigration est dû à :

  1. la perte d’espoir de la population concernant les opportunités d’une vie meilleure,
  2. les conditions économiques faibles et stagnantes,
  3. l’absence:
    1. d’État de droit;
    2. de bonne gouvernance et de transparence de l’État;
  4. le manque d’institutions démocratiques etdes élections frauduleuse

En réponse à ces résultats les fondateurs de DEPOP lancent le Gyumri Project Hope (www.gyumriprojecthope.org), une initiative axée sur la ville Gyumri, la deuxième plus grande ville d’Arménie mais aussi la plus pauvre, et sur la region du Shirak, dont elle est le centre administratif. Il concerne le renouvellement urbain et l’amélioration des conditions sociales.

Et maintenant DEPOP crée dans sa structure une division qui s’intéresse aux prochaines élections législatives prévues pour le 2 avril 2017: le « DEPOP Institute For Governance« .

A l’origine de sa création: Le 10 septembre 2016 se tient à Toronto (Canada) une conférence à fort impact organisée par Armenian Renaissance, un nouveau mouvement politique de la diaspora, sur l’absence d’État de droit et de bonne gouvernance en Arménie. Y ont participé des personnalités indépendantes, des artistes, des intellectuels, des représentants politiques, des analystes ainsi que des juristes. Leurs contributions ont encouragé une partie des organisateurs et des professionnels présents à créer le « DEPOP Institute For Governance » au sein même de DEPOP.

 

Retrospective

Evénements majeurs de 2016

Début avril 2016 l’agression préméditée de l’Azerbaïdjan contre le Haut Karabagh et l’insurrection armée, sans issue, de juillet dernier à Érévan, mettent en exergue les dysfonctionnements aigus du pays. Des lacunes sérieuses en matière de sécurité nationale, une corruption endémique, un haut degré d’inégalité sociale et la perte de confiance dans les partis politiques (majorité et opposition) provoquent une apathie générale à l’encontre des autorités civiles et militaires, qui déconnecte davantage la population des institutions gouvernementales, mettant en danger la sécurité de l’Arménie.

Depuis l’indépendance de l’Arménie, il y a 25 ans, les 13 gouvernements successifs n’ont pas apporté des solutions à ces problèmes, d’où l’exode massive de la population ; la perte de ressources humaines essentielles au développement du capital social et économique du pays. Le niveau du chômage et de pauvreté atteint aujourd’hui un tel niveau que les fonds envoyés par les émigrés suffisent à peine à assurer l’existence et la survie des plus démunis.

Pendant l’insurrection d’Erevan, en juillet dernier, on assiste malheureusement à la mort de trois officiers de la police arménienne. Les forces de sécurité d’Érévan sur-réagissent contre les manifests anti-gouvernementaux. Un groupe d’artistes mondialement connus de la Diaspora arménienne lance une petition publique appelée Justice Within Armenia (Justice en Arménie) où ils  dénoncent la profonde instabilité sociale et la violation des droits humains et civiques. La petition lancée symboliquement le jour du 25e anniversaire de l’indépendance de l’Arménie recueille rapidement près de 5000 signatures.

 

Réactiver la conscience civique et le patriotisme en vue des prochaines élections

Il est fondamental que les cinq piliers de la société, c.à.d. 1. le gouvernement, 2- le Parlement, 3- le pouvoir judiciaire, 4- les medias et 5- le peuple, assument leurs responsabilités civile dans l’exercice de leurs fonctions et de leurs droits, afin que ces élections soient le miroir de la volonté populaire. Par conséquent, il est essentiel de garantir la préparation et le bon déroulement du scrutin, la pédagogie des votants, l’égalité des chances des candidats et leur visibilité médiatique et, bien évidemment, une procedure de vote efficace et transparente.

Nous sommes conscients que ce processus nécessite d’être intégré dans l’objectif global de construction d’un vrai État de droit en Arménie. La crise sociale actuelle sévissant dans le pays appelle tous les Arméniens, notamment ceux de la diaspora, à aider au renforcement de la société civile, une priorité qui dépasse, et de loin, toute autre priorité politique. Le processus de démocratisation de l’Arménie n’est ni un privilege ni une option, mais une obligation que chacun de nous, en tant qu’élément constitutif de la Nation, doit assumer activement et de façon constructive.
Le philanthrope Rouben Vardanyan, basé à Moscou, déclare dans une interview à Médiamax:

« Je crois que beaucoup de monde a appris de ces événements, y compris les dirigeants de l’Arménie. Il y a toutefois diverses façons de sortir de la situation actuelle et la principale question est de savoir dans quelle mesure notre société est prête à changer. Je pense que la guerre d’avril ainsi que les événements de juillet à Erevan auront servi d’appel au réveil, non seulement des autorités mais de l’ensemble de la société arménienne du pays et de la diaspora. Des changements profonds sont possibles s’il y a consensus au sein de la société, mais il n’est pas clair qu’il y en ait un en ce moment précis … « 

L’Ambassadeur Piotr Switalski, chef de la Mission de l’UE à Érévan, affirme dans une interview récente avec RFE:

«  Les prochaines élections en Arménie seront très importantes. Elles détermineront le futur de ce pays.« .

Il insiste sur la bonne conduite des prochaines élections pour qu’elles marquent un vrai changement démocratique. Il ajoute que la tâche la plus urgente du gouvernement actuel, et des suivants, sera d’éliminer les barrières et les limitations existantes aux activités commerciales afin de promouvoir une société ouverte, tournée vers le progrès:

« L’amélioration du climat d’investissement attirera plus d’investissements étrangers et stimulera la croissance des petites et moyennes entreprises. « 

 

Nous sommes d’accord avec les déclarations de ces deux personnalités. Nous espérons nous aussi voir la construction d’une Arménie solide, démocratique et capable de satisfaire les besoins de sa population. Et d’encourager le rapatriement des citoyens qui ont quitté le pays. Nous voulons croire que le nouveau gouvernement d’Érévan sera à la hauteur de ses promesses et que ces élections permettront à l’État de gagner en crédibilité aux yeux de ses concitoyens. Nous sommes prêts à soutenir une telle volonté de changement et de sortie de ce status quo intenable.

Partie prenante de l’effort collectif de la société civile, pour une meilleure gouvernance, « DEPOP Institute For Governance » prévoit de lancer 2 mois avant les élections:

Deux initiatives stratégiques pour sensibiliser aux enjeux, par le débat public.

  1. The Pressing Club est un format de débats, type Presse Club, réunissant différents décideurs du monde politique, économique et civique pour discuter de thèmes d’importance centrale pour l’Arménie. Le projet est le fruit de la collaboration entre la redaction du journal 168Zham et DEPOP Institute For Governance. Il s’agit de la reprise d’un programme déjà connu. La discussion se déroule dans un environnement presque privé où les participants sont encouragés à parler ouvertement. Les débats sont animés par un modérateur sélectionné pour cet effet. Le projet sera lancé à la fin de janvier 2017 et durera 9 semaines, c.à.d. jusqu’à la veille des élections parlementaires. Ils seront transcrits et publiés dans un supplement hebdomadaire de 168Zham, qui sera distribué sur tout le territoire de l’Arménie et mis en réseau. Les débats seront de plus, traduits en trois langues (RU/EN/FR) et des versions video réduites (30 minutes) seront disponibles sur les sites internet de DEPOP et de 168Zham. Elle seront compatibles pour être postées sur les réseaux sociaux.
  2. Status Quo est un projet basé sur la cooperation entre la Radio Publique d’Arménie et DEPOP Institute For Governance. Il consiste en une série de programmes radios transmis sur tout le territoire de l’Arménie et de l’Artsakh, ainsi qu’auprès des communautés arméniennes de la diaspora. Aussi dans ce cas il s’agira du d’exposer des thèmes visant la lutte contre la falsification électorale et la corruption. On proposera 9 émissions avant le rendez-vous electoral d’avril. Le programme radiophonique prévoit un expert pour chacun des thèmes affichés et sera diffusé en direct, permettant aux auditeurs de poser des questions aux hôtes de l’émission. Il sera disponible online sur le site de la radio publique et sera téléchargeable sur mobiles grâce à une application développée dans ce but. Tous les débats seront enregistrés sur video, retranscrits en arménien, traduits en russe et en anglais et postés sur les sites de DEPOP et de la Radio publique d’Arménie. Ils seront eux aussi téléchargeables et compatibles pour être postées sur les réseaux sociaux.

 

Le DEPOP Institute For Governance se déclare prêt à instaurer des partenariats avec toute institution publique ou étatique, avec les représentations diplomatiques en Arménie, les ONG ou autres entités ayant pour objectifs de créer un mouvement en faveur d’élections transparentes en avril 2017, élections pour marquer une étape importante dans l’histoire de la jeune République d’Arménie.

 

Pour plus d’informations contacter:

 

Sarkis Shahinian

DEPOP Institute For Governance

Directeur exécutif

sarkis.shahinian@depop.am


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